Pour une stressée de nature comme je le suis, en voilà un de choc culturel ! Vous l'aurez compris, en Thaïlande, il faut surtout prendre son temps, pas de stress car ça n'en vaut pas la peine : tout se réglera d'une manière ou d'une autre et ce sans difficulté (du moins, c'est ce qu'ils/elles disent tous/tes).
C'est ainsi que se sont déroulées mes deux dernières journées : j'apprends à prendre mon temps. Je suis venue ici pour travailler, certes, mais c'est depuis que j'ai posé les pieds dans le Royaume de Siam que j'ai enfin pu avoir la sensation d'être en vacances et de prendre du temps pour moi. Il faut dire qu'entre les préparatifs de mon départ, un pèlerinage et le service pour se faire quelques sous, ça n'a pas aidé.
J'ai donc pris mon temps : ce temps auquel j'ai du mal à m'habituer (le décalage horaire m'a eue : Le lit 1 - 0 Marie).
Hier j'ai donc décidé de me rendre au Wororot Market (toujours en Tuk-tuk), une sorte d'immense marché couvert sur plusieurs étages où l'on trouve de tout : nourriture, vêtements, chaussures, bijoux en or, en argent, en pierres ... Je déambule entre les étalages, j'observe. Les odeurs sont étranges : un mélange d'épices et de viande séchée ... mais ça n'en est pas désagréable pour autant. Ce marché ressemble à un labyrinthe, tourne à droite, à gauche, repasse deux fois devant le même étalage ... Comme à mon habitude je me perds, mais je le vis toujours bien, je finis toujours par retrouver mon chemin.
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| Wororot Market |
Entre temps, j'expérimente ma première pluie de mousson mais par chance depuis un endroit sec !
Après deux heures passées dans ce capharnaüm organisé, je reprends un tuk-tuk pour me rendre à mon ONG (pour ceux qui me demanderont encore ce que c'est http://www.doc-arts.asia/).
Je fais le tour du propriétaire, j'essaie de m'imaginer travailler ces 9 prochains mois dans ce lieu. Je fais la connaissance de deux des membres de l'équipe (conversation en anglais sans accent thaï, Dieu existe !). Puis, totalement achevée par le décalage horaire je décide de rentrer : l'un d'eux me propose de me raccompagner aux portes de la ville, et voilà comment je fais mon premier tour de moto sans casque et en toute légalité (non Maman ne pleurs pas s'il te plaît).
Le soir, je change de cantine et teste un autre restaurant thaï (The Dash, très très bon) : si ma cantine cuisinait sans piment, cette fois-ci je fus servie ... mon palais n'est pas très fragile, mais j'en ai eu quand même quelques larmes aux yeux (mais aimant souffrir, j'y suis retournée le lendemain).
Aujourd'hui, après m'être levée tard (décalage horaire...) et pris un petit-déjeuner bien épicé ... Je décide de voir quelques appartements : mais finalement je cède à la tentation d'un massage (service rendu par ma GuestHouse). Et non, j'ai pas choisi le massage thaï, mais le massage à l'huile (d'une heure) : la prochaine fois je testerai ce qui ressemble davantage à de la torture qu'une détente, du moins sur le papier...
| Massage Thaïeaïeaïe |
Sur le coup des 16h, je finis par sortir (enduite d'huile), le gérant de l'hôtel m'attrape au vol et me dit qu'il veut me montrer quelques endroits sympas où louer : et voilà que je fais un tour de scooter sans casque et encore en toute légalité (mais non, sèche tes larmes Maman ...). Il me dépose aux portes de la ville, j'en profite pour refaire encore un petit tour d'une heure, je découvre de nouveaux temples et finis par rentrer.
Wat Chedi Luang, assurément l'un des plus beaux momuments de Chiang Mai
Un bouddha boudin
(oui un jeu de mot digne du Club Théâtre et de mon père)...
#j'aitropmangé
Et oui, la vie à Chiang Mai ne ressemble pas à celle que je mène en général. Tout y est simple, il suffit de trouver ses marques. De ce fait, si je m'y atèle demain, j'aurai des chances de trouver mon appartement en une seule journée, il suffit juste de se prendre par la main !
Néanmoins ce changement de rythme fait un bien fou (pas étonnant que la plupart des retraités français s'établissent en Thaïlande...).
Néanmoins ce changement de rythme fait un bien fou (pas étonnant que la plupart des retraités français s'établissent en Thaïlande...).
En se baladant dans les rues, on éprouve une sensation d'étrange liberté : pas la peine de s'enquérir pour quoique ce soit car même si tu rencontres certaines difficultés, tu trouveras toujours quelqu'un pour t'aider. Je garde quand même en tête que bientôt le stage va commencer et qu'il faudra m'efforcer de communiquer en anglais ...
Douve Sud de Chiang Mai
Pour le reste, je continue à suivre mon apprentissage :







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