Et oui, voilà ce à quoi se sont résumés mes deux derniers jours ... Pour expliquer la chose : en Thaïlande, ils ont ce qu'ils appellent des condominiums ("condo"), une tripotée de petits buildings aux studios meublés ... Vous en avez pour tous les goûts et tous les prix : de 450 bat/mois (mon Dieu que ça puait et que c'était rasque) jusqu'à ... au delà de 20 000 j'ai même pas daigné y jeter un coup œil (je ne suis pas la cachée fille de Rothschild).
Les dilemmes des derniers jours étaient donc :
Est-ce que je prends un truc pas cher et j'économise pour faire d'autres trucs, ou bien est-ce que je me mets bien ...
Est-ce que j'en prends un avec piscine ou sans piscine à disposition ? Et puis le quartier ? Quel quartier ?
Quel est le plus sympathique, qui bouge le plus etc ...
Vous l'avez deviné : déjà que j'ai une capacité à cogiter pour pas grand chose, mais alors là, ma tête était en ébullition pendant plus de 48 heures.
Choc des cultures n° 5 : faire le plein de son scooter avec 80 bat (soit moins de 2 euros)
J'ai donc visité, pendant 2 jours des condos, des magnifiques faisant presque star hollywoodienne et des miteux où dès que l'hôtesse en ouvre la porte vous ne souhaitez qu'une chose : partir en courant juste à l'odeur.
Le point positif de la chose : je commence à connaître un peu chaque coin de Chiang Mai, je me repère de mieux en mieux (malgré des tentatives bien ratées pour trouver des adresses encore inconnues à ce jour), en scooter j'en suis au stade où je commence un peu à slalomer dans les embouteillages (même si à Marseille, dès qu'un scooter passe à côté de moi j'ai qu'une envie : lui ouvrir la portière sur la figure).
Le point négatif de la chose : le coup de soleil dans le cou et sur les épaules avec la trace du T-shirt (et oui le soleil n'est pas toujours au zénith, mais c'est vrai, ça tape à travers les nuages !).
Le point positif de la chose : je commence à connaître un peu chaque coin de Chiang Mai, je me repère de mieux en mieux (malgré des tentatives bien ratées pour trouver des adresses encore inconnues à ce jour), en scooter j'en suis au stade où je commence un peu à slalomer dans les embouteillages (même si à Marseille, dès qu'un scooter passe à côté de moi j'ai qu'une envie : lui ouvrir la portière sur la figure).
Le point négatif de la chose : le coup de soleil dans le cou et sur les épaules avec la trace du T-shirt (et oui le soleil n'est pas toujours au zénith, mais c'est vrai, ça tape à travers les nuages !).
Je suis donc actuellement dans un condo, juste après la rivière qui possède une piscine : mon cœur balançait entre le 6000 bat/mois (145 euros) ou le 9000 bat/mois (373 euros). J'ai choisi le moins cher, histoire de faire quelques économies !
Aujourd'hui fut donc ce qu'on peut appeler "l'emménagement" : appelle un taxi (qui d'ailleurs m'a dit que je trouverai sûrement un petit ami thaï), va jusqu'au condo, monte cette p***** de valise ... pose tes fesses sur le lit, regarde l'appartement ... et pleurs. D'un coup, tout me semblait hideux, j'ai presque voulu faire le forcing pour en changer, mais finalement en y bougeant les meubles et en accrochant mes photos, je m'y sens presque chez moi. Le plus de cet appartement, c'est sa vue !
Il a quand même fallu que j'aille faire quelques courses : même un meublé n'est pas full-options ! Après avoir demandé à mon ancienne Guesthouse, ils m'ont indiqué une sorte de supermarché (comme un carrefour) un peu vers l'aéroport (prends le scooter, trompe toi de route, demande ton chemin à un garage -oui je sais rien à voir- fais des courses mais ne trouve pas de drap, prends un drap housse comme drap de dessus, reviens, vois que la ville est bouchée par la sortie des classes, trouve un autre chemin, prends-toi la pluie sur le scooter, commence à avoir froid, puis arrive chez toi et finalement habitue-toi !).
Je ne l'avais pas eu vraiment depuis mon arrivée, mais là je l'ai senti aujourd'hui : ce "qu'est-ce que je suis venue faire ici ?!". Je suis enfin seule ...
Une fois que mon stage aura commencé et maintenant que je suis installée, j'espère enfin pouvoir commencer une vie ici. A cet instant précis, je ne regrette plus cet appart' qui à mon avis, a du potentiel ! J'ai la clim et le ventilo, et surtout la WIFI !
Une fois que mon stage aura commencé et maintenant que je suis installée, j'espère enfin pouvoir commencer une vie ici. A cet instant précis, je ne regrette plus cet appart' qui à mon avis, a du potentiel ! J'ai la clim et le ventilo, et surtout la WIFI !
Qu'est-ce qu'on ferait sans internet à l'autre bout du monde, sans personne de familier avec qui discuter ... A une époque, s'expatrier ne devait pas être si facile ...
Sinon, j'ai pu faire mon premier Sunday Market ! Tous les dimanches, le carré de Chiang Mai se transforme en un immense marché : depuis une des portes de la ville (Tha Phae Gate) et traversant le carré d'est en ouest, des étalages inondent l'une des rues principales. Ce marché est tellement grand que mes pattes n'ont même pas eu la foi d'aller jusqu'au bout, j'ai abandonné avant la fin (oui, même moi la pèlerine). Ce marché est impressionnant et noir de monde. On y vend de la nourriture, des vêtements, des bijoux, du matériel de maison (coussins, lampes ...). Tous les 20 mètres une musique différente retentit : de la musique traditionnelle ou une enfant qui chante à plein poumons (et pas très très juste ... les niards sont universels... ), des odeurs qui en mettent l'eau à la bouche. Même les temples sont envahis par les stands.
Choc des cultures n°6 : faire son marché, entendre une voix lancinante dans un haut-parleur, puis d'un coup entendre un air qui ressemble à un hymne ... voir que plus personne ne bouge et devoir en faire de même
Les points positifs de ces derniers jours : j'ai fait le plein de T-shirts ! Et j'ai eu la chance d'être aidée par un thaï de mon ancienne Guesthouse : dans les premiers temps où je m'en sortais comme un âne avec le scooter, il conduisait et me montrait des endroits. Qui a dit qu'on ne pouvait pas se lier avec les thaïs ? C'est comme partout, certains ont des têtes de c** et d'autres sont d'une extrême gentillesse !
A l'heure dite, je viens de prendre mon repas, dans une sorte de restaurant qui n'avait pas fière allure ... la jeune fille qui servait m'a apostrophée gentiment dans la rue, et je n'ai pas eu le cœur de lui dire non ... du coup, j'ai mangé pour 40 bat (donc moins d'un euro), mais si j'ai la tourista demain, je saurai d'où ça vient ...
Demain cela fera une semaine que je suis en Thaïlande. Une semaine qui paraît courte mais à la fois une éternité : j'ai l'impression d'être partie de chez moi depuis des mois. L'adaptation n'est pas toujours fantastique et les derniers jours n'ont pas été de tout repos. Mais j'ai bon espoir maintenant de faire partie de cette ville. Désormais, ma vie à Chiang Mai commence réellement : j'ai mon chez moi, qu'il faudra que j'améliore quelques peu certes, mais je peux enfin dire :
A l'heure dite, je viens de prendre mon repas, dans une sorte de restaurant qui n'avait pas fière allure ... la jeune fille qui servait m'a apostrophée gentiment dans la rue, et je n'ai pas eu le cœur de lui dire non ... du coup, j'ai mangé pour 40 bat (donc moins d'un euro), mais si j'ai la tourista demain, je saurai d'où ça vient ...
Demain cela fera une semaine que je suis en Thaïlande. Une semaine qui paraît courte mais à la fois une éternité : j'ai l'impression d'être partie de chez moi depuis des mois. L'adaptation n'est pas toujours fantastique et les derniers jours n'ont pas été de tout repos. Mais j'ai bon espoir maintenant de faire partie de cette ville. Désormais, ma vie à Chiang Mai commence réellement : j'ai mon chez moi, qu'il faudra que j'améliore quelques peu certes, mais je peux enfin dire :




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